
Suite à l’offre de 44,6 milliards de dollars formulée par Microsoft pour le rachat notamment de l’activité de recherche de
Yahoo, c’est finalement
Google qui finalise un partenariat de 4 ans minimum avec le challenger. Jugée insuffisante, l’offre de Microsoft a généré parallèlement des craintes vis-à-vis de l’indépendance du moteur et a donc été rejeté.
Yahoo a préféré renforcer sa publicité en ligne par le
référencement commercial en autorisant
Google à insérer ses annonces sur un certain nombre de mots clés et des pages web. L’accord non exclusif qui ne concerne dans l’immédiat que les Etats-Unis et le Canada pourrait rapporter 800 millions de dollars de chiffre d’affaires à
Yahoo la première année et de 250 à 450 millions de dollars de marge brute.
Google reverserait de son côté un pourcentage des bénéfices engendrés. Affaire fructueuse pour les 2 parties mais qui pose un problème de concurrence sur le marché : les 2 moteurs représentent communément 50% des recettes publicitaires et 75% des requêtes internautes mondiales. Les autorités américaines disposent de 3 mois et demi pour étudier le projet. Ce dernier n’est d’ailleurs pas du goût de tout le monde au regard de l’action de
Yahoo qui a chuté de 10% et de certains des actionnaires du moteur qui auraient fait pression sur la direction pour forcer l’accord avec Microsoft. Le géant de l’informatique semble avoir pour l’instant renoncé à
Yahoo cependant une clause d’annulation a été incluse dans le contrat passé avec
Google en cas de rachat.
Les aboutissants de cette nouvelle ne sont pas encore clairement définis. Elle ne concerne à priori pas l’Europe mais on ne peut s’empêcher de penser à ce qu’il se passerait si
Google rachetait
Yahoo ?